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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:21

Être amoureux de plusieurs personnes à la fois et vivre ces relations multiples au grand jour, c'est le quotidien des polyamoureux. Aux États-Unis, ils sont plus d'un demi-million à vivre ainsi. Pour comprendre ce mode de vie, Ruby a rencontré le président fondateur de l'Association québécoise des polyamoureux, Jean-François Villeneuve... ainsi que Karine Poussier, l'une de ses deux conjointes.


 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 21:28

Karine, 50 ans, vit une grande histoire d’amour avec Marc depuis plus de trente ans. Ce qui ne l’empêche pas d’entretenir parallèlement une liaison régulière et clandestine, dans laquelle elle puise aussi son équilibre.

 

« J’ai aimé Marc dès que je l’ai rencontré. Nous avions 19 ans. J’ai tout de suite eu envie de m’embarquer avec lui pour la vie. Mais est-ce qu’on peut passer toute une vie avec quelqu’un ? À l’époque, déjà, je m’interrogeais. Je l’aimais, mais j’aimais aussi l’aventure, la sexualité, l’adrénaline, découvrir d’autres corps… Je ne voyais pas pourquoi l’un me priverait des autres. J’ai continué à vivre de cette manière jusqu’à ce que Marc le découvre. Ça a été terrible. La douleur était tellement insupportable pour lui, et il comptait déjà tellement pour moi, que j’ai trouvé que ça ne valait pas la peine de mettre notre histoire en péril, et j’ai décidé de me passer de ces aventures sans importance.

 

Une fois l’orage calmé, tout a été simple, naturel, évident entre nous ; on a commencé à vivre ensemble sans même se poser la question, et sans jamais décider formellement de ce à quoi on s’engageait. On est tous les deux faciles à vivre, chacun accepte le fonctionnement de l’autre. Je pense que ce genre de relation marche quand les deux protagonistes y trouvent ce qu’ils cherchent, même si ce n’est pas la même chose pour l’un et pour l’autre.

 

C’est ce qui se passe entre Marc et moi : nous avons cet équilibre-là, qu’il ne définirait sûrement pas comme ça, mais on est heureux d’être ensemble, depuis toujours.


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On a eu trois enfants, une vie de famille, des amis, des projets ; on a acheté une maison. Quand je croisais un homme qui me troublait, je passais mon chemin. Jusqu’à ce que je rencontre Gilles, l’année de mes 30 ans. Nous sommes devenus amis. Nous avons résisté longtemps, trois ou quatre ans, au désir qui nous poussait l’un vers l’autre, et puis nous avons fini par y céder. Nos conjoints et nos enfants se connaissaient, nous étions tous les deux heureux en couple, mais nous vivions ensemble quelque chose de très fort, de très intime, de très précieux. Et de très clandestin, aussi : pas question ni pour lui ni pour moi de mettre nos familles en péril.

 

À part la peur de nous faire prendre et que tout bascule, cette situation m’a comblée. Je n’ai jamais eu l’impression de voler quoi que ce soit à Marc : ce que je vivais avec Gilles n’avait rien à voir avec ce que nous partagions tous les deux. Marc était très souvent absent pour son travail, et je pense que je n’aurais pas du tout supporté que ma vie tourne autour de la sienne, au rythme de ses absences, et d’attendre des jours et des jours qu’il revienne enfin, le plus souvent épuisé.

 

Gérer ma culpabilité m’a pris un peu de temps, mais, dans le fond, je pense que mon choix était juste. Ma relation avec Gilles m’a permis d’être vraiment moi-même, de vivre avec lui des choses fortes et profondes, sans priver Marc de quoi que ce soit. À trois conditions, qui étaient non négociables pour moi : d’abord, que rien ne transpire, d’aucune façon ; ensuite, que Marc passe toujours avant tout, quoi qu’il arrive, sans dérogation possible ; enfin, qu’il n’en souffre jamais. Quelle que soit la force de ce que je vivais avec Gilles, Marc était prioritaire. Je pense que s’il découvrait que j’ai une intimité amoureuse avec un autre homme, Marc ne serait pas jaloux, il serait dévasté.

 

Nous avons tenu de cette manière pendant dix ans. Je sais que ça peut paraître étrange d’oser le dire, mais je suis quelqu’un de très fidèle. Je me suis sentie vraiment moi-même dans cette situation, épanouie, heureuse, donc capable de rendre Marc heureux, à quelques sueurs froides près. Et puis l’équilibre s’est rompu : Gilles a eu de plus en plus de mal à supporter la clandestinité, il nous faisait prendre des risques, il commençait à souffrir de notre histoire. J’ai décidé d’y mettre fin. Tout ça n’est possible que si personne ne fait de mal à personne…

 

Nous avons été très malheureux, tous les deux. Il m’en a beaucoup voulu. Il m’en veut encore, je crois, même si je suis sûre que nous nous aimerons toute notre vie, comme tous les gens, amants ou amis, avec qui j’ai vécu une relation vraiment sincère.

 

Après cette rupture, j’ai soufflé – c’est épuisant d’être toujours sur le qui-vive et d’avoir tout le temps peur de se faire attraper –, et j’ai décidé de ne plus jamais me retrouver dans une situation aussi compliquée, avec quelqu’un que Marc connaît aussi et qui fait partie de notre vie à tous les deux. C’est également à cette période que j’ai enfin dit oui à Marc, qui me demandait en mariage tous les ans depuis que nous nous connaissions. Je crois qu’il a toujours eu peur que je parte, et j’ai accepté que nous nous mariions pour qu’il arrête de “flipper”. C’est clair depuis longtemps pour moi, et maintenant pour lui aussi : nous finirons notre vie ensemble. Marc est ma première histoire d’amour. Mon bel amour. Mon grand amour.

 

Pour lui, la confiance est basée sur la transparence : les deux ou trois fois où il est arrivé qu’il ait le béguin pour une autre femme, je l’ai su avant lui. J’étais malheureuse, évidemment, mais ce que j’ai eu le plus de difficulté à supporter, c’est qu’il me le cache si mal. Pour lui, il est inconcevable qu’une situation pareille ne soit pas un dilemme. Moi, je comprends que ça puisse arriver : je ne pense pas être capable de vivre entièrement par et pour quelqu’un.

 

Je ne me suffis pas à moi-même et, même si nous sommes très heureux ensemble, à tous points de vue – y compris sexuel, depuis toujours –, je pense que ni Marc ni personne ne peut me “suffire”. J’ai besoin de tout le reste, aussi. Pour moi, la confiance n’est pas liée à la transparence, mais au respect. Je le respecte infiniment. Ne rien laisser transparaître de ce que je vis sans lui est la manière la plus sûre de le protéger.

 

Par exemple, je ne lui monte jamais de bateau : je ne lui raconte pas tout, mais je n’invente jamais une histoire qui n’existe pas pour m’en faire un alibi, et je ne prends jamais sur du temps que nous avons prévu de passer ensemble pour aller vivre ma vie.


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Trois ans après avoir quitté Gilles, j’ai rencontré Georges. J’ai résisté le temps de sentir que ce qui nous attirait l’un vers l’autre était puissant et profond, sans bien savoir ce que c’était. Nous nous voyons régulièrement depuis presque quatre ans maintenant, et je vis avec lui exactement ce dont j’ai envie et besoin, et que je ne pourrais pas vivre avec Marc. Mon désir pour l’un n’enlève rien à mon désir pour l’autre, au contraire ; ça ne soustrait pas, ça augmente, ça ouvre, ça enrichit ! Georges et moi, c’est une bulle de liberté et d’expériences dans ma vie à moi. C’est un moment que je choisis et qui m’appartient, hors du temps, où je ne suis plus la femme de Marc, la mère de nos enfants, l’amie de nos amis, la voisine de nos voisins ; un espace dans lequel je m’abandonne instantanément, comme si j’étais seule au monde, et simplement moi, mais en mieux.

 

Nous nous rendons absolument disponibles l’un à l’autre le temps que nous sommes ensemble, avant de retourner chacun à notre vie. Nous partageons une intimité évidente et sans contingences. Je peux me permettre avec lui tout ce qui serait invivable au quotidien : la passion, la franchise, l’exigence absolue ; laisser remonter à la surface sans les refouler des petits bouts de moi qui étaient enfouis et qui n’ont pas de place dans mon autre vie.

 

Quand je retrouve Georges, quelquefois seulement pour dormir une heure dans ses bras, j’ai l’impression d’être absolument bien avec moi-même. C’est inestimable et rare de rencontrer quelqu’un comme lui avec qui une telle liberté est possible. Tellement rare que je trouve que je n’ai pas le droit de passer à côté. Ce serait du gâchis de ne pas le vivre, aussi.


 Propos recueillis par Valérie Péronnet pour Psychologies magazine.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 12:21
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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 16:49

"Je suis en couple avec un homme formidable. Il me rend très heureuse, je donnerais tout pour lui. Il me plait physiquement, fait l'amour comme un dieu, c'est lui que je veux épouser et c'est lui que j'ai choisi pour être le père de mes enfants. Je n'ai aucun problème particulier, simplement j'en aime un autre, en même temps. Je sais que ça peut paraître fou mais c'est ainsi. Ce n'est pas un caprice d'adolescente, mais une réelle volonté de concilier deux belles relations.

 

Cela fait plusieurs années que je le connais mon autre amour. Dès le premier regard, il m'a profondément attirée, nous avons liés une solide amitié. Je ne lui ai jamais rien avoué des sentiments que j'éprouvais à son égard, et lui a toujours été correct, jamais un geste ou un mot déplacé. Comment savoir ce qu'il ressentait ? Malgré tout ce temps, je ne cessais de penser à lui, il me fait un effet fou... Je ne saurais dire pourquoi la situation s'est débloquée en trois jours. Aujourd'hui, nous sommes "ensemble". J'ai le coeur qui bat à mille à l'heure pour lui. Il me fait littéralement fondre de plaisir.

 

Je suis bien dans mon couple, il en va de même pour lui. Il est hors de question de devenir un couple à la ville, mais notre liaison est très forte ; je pense qu'elle durera des années. Nous éprouvons des sentiments véritables, nous ne nous voyons pas que pour le sexe, nous faisons du sport, nous discutons, nous rions comme des ados : c'est une relation à part entière qui fait de moi une femme plus que comblée.

 

Simplement dans la société actuelle, il n'est pas concevable d'entretenir deux relations parallèles, c'est regrettable."

Témoignage de Soline, 24 ans sur psychologies.com

 

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23 août 2013 5 23 /08 /août /2013 07:47

Je suis une salope. Une salope de salope, salope. Ils sont beaucoup à le dire. Ceux qui lisent mon blog et sont en désaccord avec son contenu. Ceux qui ne m'aiment pas. Les femmes qui pensent que le sexe est répugnant. Les types qui veulent des femmes bonnes à présenter à leurs mères et se disent que, parce que je parle ouvertement de sexe, je n'aime pas les dîners familiaux ou les mamans.

 

Ils ont de multiples raisons de penser ce qu'ils pensent. J'ai couché avec pas mal d'hommes. Plus de dix. Plus de vingt. On continue sur la lancée ? J'ai beaucoup écrit à propos de ma vie sexuelle. J'ai partagé des histoires personnelles parce que je pensais et pense encore que non seulement j'écris bien, mais j'écris une bonne histoire. Une histoire qui, j'en suis encore persuadée, aura un "happy ending" quelque part dans ce pathétique bordel, entre les mails injurieux et le papier que quelqu'un a déposé dans la voiture de ma mère, garée dans le parking d'une gare, sur lequel était écrit : "J'espère que vous êtes fière de la salope que vous avez élevée."

 

J'ai récemment commencé à regarder la série The newsroom, d'Aaron Sorkin. Au début, je détestais le personnage de Sloan Sabbith. Cette chroniqueuse économique, exceptionnellement attirante, follement intelligente et jamais dépourvue d'une répartie pleine d'esprit.

                                                                                                                                                                   

 

Attention, "spoiler" si vous suivez la série

                                                                                                                                  

J'ai regardé l'épisode diffusé dimanche dernier. Deux moments m'ont captivée plus que tout. Maggie pose une question sur Sandra Fluke : "Qu'y a-t-il de mal à être une salope ?" Le second passage est la situation compliquée dans laquelle se trouve Sloan Sabbith. Elle sort avec un garçon. Il prend des photos d'elle, elle est d'accord, puis elle rompt. Il publie les photos sur internet. Le monde entier voit le corps de la jeune femme. Sa carrière est en danger. Tout le monde le sait. La rumeur court. Elle s'assoit dans une chambre sombre, en pleurs, et dit tout bas : "Je veux mourir."

 

Je ne pensais pas me sentir un jour aussi reconnaissante envers Aaron Sorkin. Pour tout. Mais j'ai remercié tout bas Aaron Sorkin.

 

Plus loin dans l'épisode, Sloan Sabbith fait face à son ex, qui a publié les photos, alors qu'il est en pleine réunion. Elle lui met un coup de pied dans les bourses, lui met une droite, et prend une photo de son nez sanguinolent.

 

La salope a gagné. Et ça, mes amis, c'est magique. Parce que, voyez-vous, la salope ne gagne jamais. Les filles dont on a publié les photos ne gagnent jamais. Elles perdent leur boulot et leur réputation. Elle sont humiliées et forcées à porter leur honte. Honte de leurs corps. Elles doivent s'excuser d'être sexuellement actives dans le cercle privé. Pour ces choses que nous faisons dans l'intimité de nos chambres que nous ne devrions pas faire mais qu'apparemment nous faisons quand même, parce qu'il y a neuf milliards d'habitants sur cette planète et qu'ils sont arrivés ici d'une manière ou d'une autre. Sloane Sabbith s'assoit dans une chambre sombre et dit : "Je veux mourir." Parce qu'elle a laissé son copain prendre des photos, et il les a publiées. Pas des photos d'elle en train de tuer des chiots, de frapper des bambins ou de violer des personnes âgées. Des photos d'elle. De son corps. Cette chose qui vit sous ses vêtements. Les parties de son corps qui sont, d'une certaine manière, plus offensantes que ses orteils.

 

Puis est arrivée Maggie, avec cette phrase qui résume ce que je m'escrime à dire depuis des années. "Qu'y a-t-il de mal à être une salope ?"

                                                                                                                                                                   

 

Fin du "spoiler"

                                                                                                                                  

Nous sommes toutes effrayées de recevoir cette étiquette. Et l'ironie de cette histoire, c'est que la plupart d'entre nous (et peut-être ai-je tort sur ce point mais je suis quasiment certaine d'avoir raison) faisons ces choses que les vraies salopes font. Nous prenons des photos. Nous envoyons des sextos. Nous couchons avec nos copains. Nos maris. Nous taillons des pipes. Nous nous déshabillons. Nous avons un vagin. Nous l'utilisons. Quelques-unes d'entre nous, parfois, prennent même du plaisir à l'utiliser. Nous avons des seins et des mamelons et des fesses. Dont, de toute évidence, nous devrions toutes avoir honte. Parce que nous sommes les seules à faire ce genre de choses. Tu m'entends, toi, femme du monde entier ? Tu es la seule à faire ce que tu fais avec ce garçon (ou cette fille, ou, pire, LES DEUX). Et c'est si terriblement blessant, mal et honteux. Pardon ? Tu veux savoir pourquoi ? Oh. Parce que... salope ?

 

On m'a traitée de salope l'autre jour, sur internet, pour ce qui devait être la neuf milliardième fois. A cause d'un article que j'avais écrit sur le métier de barman. Comme si c'était aussi une injure. Je n'ai jamais gagné le prix Pulitzer. Mais savez-vous ce que je suis ? Quelqu'un de bien. Suis-je parfaite ? Pas du tout. Fais-je des erreurs ? Absolument. De grosses erreurs ? Parfois. Ai-je fait des choses que je regrette ? Oui. Ai-je fait des choses que je ne regrette pas mais que, selon certains, je devrais regretter ? Oui. Je suis un être humain. Avec des seins. Et un vagin. Et la manière dont je les utilise ne fait pas de moi quelqu'un de bon ou mauvais. J'ai écrit une fois que si une femme découvrait un vaccin contre le sida, mais le jour suivant des photos d'elle nue avec un gode faisaient surface, cette dernière partie ferait la une des journaux. Parce que, de toute évidence, les godes font du mal aux gens. (Blague à part). De toute évidence, une femme ayant un rapport sexuel blesse les gens. Une femme prenant des photos du truc effrayant sous ses vêtements ? Soyons sérieux, je ne dirais pas que c'est aussi horrible qu'un enfant avec le cancer, mais... en fait, si.

 

J'ai remercié tout bas Aaron Sorkin, pas parce qu'il a su sortir des sentiers battus et ouvrir un débat sur le sexisme, les femmes et le "deux poids deux mesures". Ce double standard incroyablement frustrant existera jusqu'à la fin de ma vie et encore longtemps après. Désolée de vous briser le cœur, mesdames. Mais j'ai remercié Aaron Sorkin d'avoir donné à la salope "ouverte" le "happy ending". D'avoir rappelé au monde que la salope qui se fait surprendre à faire des choses (que tout le monde fait) que personne n'oserait faire, est quand même quelqu'un de bien. Que même avec internet, les blogs de commérage et le "double standard", les salopes peuvent toujours gagner. Et avoir ce moment où elles frappent un homme dans les bourses et lui faire regretter d'avoir un pénis à ce moment-là, tout comme les femmes regrettent d'avoir un vagin quand une photo dudit vagin est postée sur internet.

 

Je refuse de m'excuser d'être une vraie salope et d'écrire à ce sujet si cela peut éviter à une fille, dans ce pays, de s'asseoir dans une chambre sombre en disant qu'elle veut mourir parce qu'on l'a traitée de salope. Pour rappeler au monde que les salopes peuvent accomplir de bonnes actions. Elles font du sport, gagnent des trophées et viennent en aide aux malades. Elles gagnent des procès et des élections. Elles aiment leurs familles. Elles peuvent être de bonnes amies qui travaillent bénévolement dans un refuge pour animaux et envoient des colis aux soldats en poste à l'étranger. Elles peuvent donner 10$ à un sans abri auquel personne ne prête attention. Et elles ne font pas cela pour se faire pardonner d'être des salopes. Elles le font parce qu'elles sont de bonnes personnes.

 

Par Stefanie Williams - Écrivaine, blogueuse

article paru sur http://www.huffingtonpost.fr


 

 

 

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 18:35

Grâce à Aurélien,un ami, je suis tombée sur un forum où la question suivante était posée : 


"En fait, après avoir lu pas mal de choses sur le polyamour, l'explication qui me paraît la plus simple est que vous aimez surtout le sexe. Une sorte de "nymphomanie" des temps modernes. Il y à t-il des polyamour qui ont 60 ans ? Merci pour ta réponse." (désolée pour les fautes mais j'ai recopié la phrase telle quelle)

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et voici la réponse très complète de Dwam (que je tenais à faire suivre par l'intermédaire de mon blog ) : 


"Moi je pense que malgré ce que tu as lu, ce n'est vraiment pas assez et qu'au lieu d'y réfléchir plus, tu vas, comme tu l'as bien dit toi-même, vers "l'explication qui te paraît la plus simple". Sauf que ce qui te paraît le plus simple n'est pas forcément exact - tu essaies simplement de coller à ce qui se rapproche le plus de ta manière habituelle de penser, sans chercher plus loin, et cette réalité là a l'air d'avoir du mal à séparer sexualité et sentiments amoureux. Et surtout tu confond polyamour et libertinage, je crois.

Comme d'habitude, on en revient à un manque de réflexion sur les mots utilisés et leur importance, et je vais devoir prendre le temps de faire de longues explications sur les termes employés dans ta question avant d'aller plus loin.

Prenons d'abord ce que tu nommes "nymphomanie". Les nymphomanes, c'est le nom que l'on donne aux FEMMES atteintes d'hypersexualité (on dit satyriasisme pour les hommes), un trouble du comportement sexuel humain qui se traduit par une recherche continue et persistante du plaisir sexuel. Je ne m'étendrai pas sur la limite à partir de laquelle on parle d'hypersexualité, qui est grandement sujette à débat, selon les critères culturels et sociaux, ni sur le sexisme latent de l'emploi du mot nymphomane. Mais je tiens à préciser qu'"aimer le sexe" ne veut pas dire "être nymphomane". J'éspere pouvoir dire sans trop m'avancer qu'une bonne majorité des gens aiment le sexe, j'éspere que c'est ton cas aussi ; et je ne vois pas ce qu'il y a de mal à cela, puisqu'après tout, l'un des intérêts principal du sexe (visions religieuse et biologique de l'intérêt reproductif mis à part), c'est de donner et recevoir du plaisir.

Maintenant on va se pencher ensemble sur le mot "polyamour". Rappel très simple mais néanmoins nécessaire : POLY = plusieurs, AMOUR = amour. Ça veut donc dire "plusieurs amours". Ce concept regroupe les différentes pratiques de relations amoureuses avec de multiples partenaires. Rien de bien compliqué, à première vue. Je pense qu'on a suffisamment insisté sur le suffixe "amour", non ?

Je ne dis aucunement que les polyamoureux n'aiment pas le sexe. Mais si on se fatigue à se donner un nom qui s'épelle "polyAMOUR" et non pas "polySEXUALITE", ni "libertinage", c'est bien pour une bonne raison. L'idée du polyamour, c'est de permettre et construire de multiples *relations amoureuses*, dans le sens *relations sentimentales honnêtes, franches et assumées avec de multiples partenaires*, qui donc, généralement, oui, impliquent du sexe - mais pas toujours. La dimension sexuelle n'est absolument pas centrale, encore une fois, il y a mille différentes façons d'être polyamoureux. Si tout ce qui nous intéressait était le sexe, alors on se nommerait simplement des polysexuels, libertins, échangistes, Don Juan, etc. Ou alors, plus simplement, on serait des monogames qui se trompent et qui collectionnent les amant-e-s et aventures sexuelles. Sauf que non, une des bases fondamentales du polyamour, c'est la connaissance et l'acceptation de chaque personne impliquée dans la relation. C'est un principe qui est intimement lié aux notions d'honnêteté et de sincérité - ce qui n'est pas franchement le cas des tromperies, non ? Il faut comprendre aussi, une bonne fois pour toute, que pour certaines personnes, la sexualité est une chose très différente et pas forcément liée aux relations amoureuses. Ce n'est pas parce que ça vous dépasse ou que c'est totalement à l'opposé de votre mode de pensée et/ou fonctionnement que c'est mal, ou que ça n'existe pas. Si ça peut t'aider et te soulager, personnellement, je suis polyamoureuse ET polysexuelle, sauf que si je choisi désormais de me présenter plutôt en temps que polyAMOUREUSE c'est précisément parce que c'est ce qui m'importe dans l'histoire (autrefois, je me pensais uniquement polysexuelle, mais maintenant, non). J'ai des amoureux-ses avec qui je n'ai aucune sexualité. Et j'ai des amant-e-s avec qui je n'ai pas spécialement d'histoires amoureuses.

Enfin, pour ce qui est de la longévité, la stabilité et l'âge des polyamoureux, là aussi, méfiez-vous de vos préjugés. Oui, il y a des "vieux" polyamoureux. Oui, ça peut durer. Le polyamour c'est un équilibre très difficile, mais ça peut être une forme de stabilité. Des fois ça marche, des fois non, ce n'est pas facile, ce n'est ni mieux ni moins bien que la monogamie, c'est juste une autre solution que certaines personnes ont choisi d'essayer parce qu'elle leur convient mieux. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, ce sont souvent des gens d'âge murs qui "acceptent" plus facilement le polyamour. Peut être parce que leur vision du couple et des relations est devenue un peu plus flexible, un peu moins basé sur la séduction, l'ego, la possessivité ? Je ne sais pas. Mais oui, il y a aussi des gens polyamoureux depuis 15, 20, 30, 40 ans."

Polyamour 130429 art

Merci Dwam - propos récupérés sur http://mobile.formspring.me/#response/219527752225686335

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 21:33

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Marie de Hennezel pour Psychologies magazine.

 

"On parle beaucoup de fidélité ces temps-ci. Fidélité à l'autre, à soi, aux valeurs essentielles. Comme il est difficile de ne pas être possessif, d'apprendre à laisser l'autre libre. Et de s'autoriser à l'être aussi. Il y a des années, lorsque mon premier amour m'a quittée, un vieil homme sage m'a tendu une feuille de papier sur laquelle il avait griffonné quelques vers de Jacques Prévert. J'ai toujours cette feuille dans un tiroir de mon bureau et je relis de temps en temps chanson du geôlier, qui reste un grand enseignement"

 



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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 21:06

" les nouveaux comportements amoureux" mardi 28 mai 2013 à 19h au cinéma mégarama de Bordeaux avec: 

 

  • Projection du documentaire inédit en France " La Grande Amoureuse" de la québécoise Martine Asselin.
  • Un portrait de Françoise Simpère, auteur d' "Aimer plusieurs hommes" et du " Guide des amours plurielles ".

Françoise Simpère sera présente pour répondre aux questions après la projection. 

  • En avant première, projection de deux courts métrages réalises par Arnaud Lalanne : Cinq Femmes et La Princesse Lamour Damour.

 

 Les places sont en vente sur place au prix de 6 euros.

Venez nombreux !

 


 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 17:51

Le polyamour cesse ainsi d'être exclusif ou fusionnel pour laisser la place à la diversité. La mise sous tutelle des émotions et des désirs, c'est terminé.

Tomber amoureux c'est se perdre, c'est perdre l'équilibre ! D'ailleurs, on dit « tomber amoureux ». Une chute souvent douloureuse que de plus en plus de gens ne veulent plus vivre.

 

Méta, Aurélien et Thomas sont des polyamoureux, adeptes du « polyamour », néologisme traduit de l'anglais « polyamory », concept qui développe l'idée d'amours multiples et qui regroupe les différentes pratiques de relations amoureuses avec divers partenaires du même sexe ou pas.

 

Apparue sous cette dénomination au début des années 90, cette manière d'envisager et de vivre l'amour théorise une remise en question totale et profonde du dogme de la monogamie traditionnelle. L'amour à la papa dans l'idéologie du couple transmise, normée, cadrée et transmise depuis le plus jeune âge, ça n'est pas pour eux. Exit les petits arrangements, les mensonges, les tromperies et autres hypocrisies, place à un autre idéal et à un autre pacte : être soi-même et sans tabou. Si le modèle dominant du couple qui impose à l'homme et à la femme une place bien définie continue à être la norme majoritaire à en croire les gens qui en parlent, combien sont-ils, secrètement, à vouloir vivre leur tandem autrement ? Ni échangistes, ni libertins et encore moins infidèles, désormais, les « poly » s'affichent publiquement et revendiquent des notions de responsabilité et de croissance personnelle l'idée d'aimer plus, sans se limiter à n'aimer physiquement qu'une seule personne. Ainsi, le polyamour n'implique pas nécessairement une dimension sexuelle mais oblige à une franchise sur l'existence d'autres partenaires. C'est la règle.

 

Un partenaire ne chasse pas l'autre mais il vient s'ajouter à l'autre. Plus d'exclusivité ni d'obligation de ne s'aimer qu'à deux. Les « encouplés » des relations traditionnelles laissent donc la place aux « intimes », dont les liens sexuels n'ont plus à être précisés ou officialisés.

 

Cliquez sur l'image pour (ré)écouter l'émission

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 20:36

 

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  • : lutinages et sensualités
  •  lutinages et sensualités
  • : le lutinage ou polyamour est un choix de vie qui légitime une relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires. Chaque amour est unique, sans hiérarchie ni rivalité entre eux. Envie d'en discuter? n'hésitez pas à laisser vos commentaires ou à m'écrire.
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