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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:49

Un jour ou l’autre, la question nous effleure. Parfois même elle se pose très concrètement. Nouvelle dimension affective ou catastrophe assurée? Deux thérapeutes répondent.

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Aimer deux personnes à la fois? A cette question, l’affolement nous gagne. Notre première réaction est un «non» péremptoire, comme si nous étions accusé de je ne sais quelle perversion. Le besoin d’ancrage, de sécurité intérieure, de fidélité soude toujours, et même de plus en plus, les couples. Dans «Marie-Jo et ses deux amours», par exemple, film de 2001 où une femme d’une quarantaine d’années est déchirée par l’amour qu’elle porte à deux hommes, le cinéaste Robert Guédiguian sonde la question.

 

Un rêve de monogamie

 

«De nos jours, nombreux sont ceux qui, à un moment ou à un autre de leur vie, se demandent s’ils ne sont pas en train d’aimer deux personnes, note Sara-Anne de Saint-Hubert, psychothérapeute et auteur du «Cosmos en soi» (Le Rocher). Je crois que la morale classique n’est plus adaptée à la physiologie amoureuse de nos contemporains. L’une des conquêtes de notre époque est de pouvoir résister à la conception dualiste du «j’aime - je n’aime pas» pour comprendre que l’amour recoupe une gamme de variations très nuancées. Vous remarquerez que l’on n’utilise pas toujours le même vocabulaire puisque, selon l’intensité, on parle d’amourette, de coup de foudre, de passion. De même, nous aimons certaines personnes et supportons difficilement leur absence quand, avec d’autres, les séparations ne nous pèsent pas outre mesure.»

Pour Didier Dumas, psychanalyste et auteur de «Sans père et sans parole» (Hachette) et de «La Bible et ses fantômes» (Desclée de Brouwer), c’est une question d’héritage. «Nos sociétés occidentales vivent encore sur un rêve de monogamie, dans l’idée qu’une seule personne viendra combler tout ce que nous attendons de l’amour et que, en retour, nous serons la totalité pour elle. Pour beaucoup, cela recrée le modèle de base, le lien mère-enfant. Car pour l’homme comme pour la femme, la sexualité se construit au stade fœtal. Nous mettons alors notre mari, ou notre épouse, à la place de notre mère. A partir de là, nous ne sommes jamais satisfait et toujours dans la plainte. Aimer deux personnes en parallèle peut donc être une façon d’éviter cette projection du rapport à la mère sur la personne aimée.»

 

Mettre des mots sur le plaisir

 

Encore faut-il que le couple originel ne soit pas trop fusionnel. Sinon, comment l’un ou l’autre des partenaires pourrait-il entretenir une liaison parallèle sans se sentir coupable et malheureux? Même s’il choisissait de ne rien dire, il aurait l’impression de rejouer le fameux trio du vaudeville: le couple légitime plus l’amant ou l’amante.

«Si l’on retombe dans cet ancien modèle, où tout se vivait dans le non-dit, on aboutit à une folie, déclare Didier Dumas. Ceux qui parviennent à bien vivre ce genre de situation sont ceux qui arrivent à parler, entre eux, de leur sexualité et de leur amour. Ce qui est loin d’être facile car cela revient à transgresser deux mille ans d’une sexualité vécue hors du langage! Mais si l’on ne «parle pas de plaisir», si l’on ne met pas de mots dessus, on le relègue dans l’ineffable. Au mieux, on se dit: «Tiens, avec Julien j’ai senti ça, tandis qu’avec André c’est autre chose.» Mais on ne comprend ni le pourquoi ni le comment. L’autre jour, un ami m’a dit qu’il avait une maîtresse. Ma première réaction a été de lui demander s’il en avait parlé avec sa femme, car ce n’est qu’en parlant que l’on peut analyser ce qui se passe dans notre tête et dans notre corps.»

«Bien sûr, dans l’idéal, le simple respect dicterait que l’on annonce à son partenaire que l’on a fait une rencontre, complète Sara-Anne de Saint-Hubert. Et l’autre devrait reprendre ces paroles de Léo Ferré: «Ce que tu fais c’est bien, puisque je t’aime.» Mais dire ou ne pas dire dépend aussi des circonstances et de la maturité de l’autre: s’il n’est pas suffisamment construit à l’intérieur de lui-même, il va se sentir dévalorisé et souffrir. C’est donc à chacun d’évaluer ce qu’il peut, ou non, révéler. Et si l’autre nous aime d’un amour non possessif, s’il a conscience que l’on ne peut pas se nourrir uniquement de lui et qu’aimer une autre personne ce n’est pas l’aimer moins, la situation est supportable.»

 

Deux amours, deux œuvres?

 

On peut se demander néanmoins si s’autoriser à aimer deux personnes n’est pas adopter l’attitude capricieuse de quelqu’un qui ne veut rien se refuser. «N’oublions pas qu’il y a autant de sexualités que d’êtres humains, rappelle Didier Dumas. Il n’y a pas deux pénis ni deux vulves semblables, comme il n’y a pas deux visages similaires. Quand on aime deux personnes, on a, avec chacune, une sexualité différente. Et c’est précisément parce que ce n’est pas la même chose que c’est intéressant. La sexualité est une création et, en fréquentant deux personnes, nous créons deux œuvres différentes.»

Si ces relations duelles furent longtemps l’apanage des hommes, de plus en plus de femmes adoptent ce comportement. Ce qui tendrait à prouver qu’elles s’abstenaient moins du fait d’une structure fondamentalement différente qu’à cause de leur situation historique. «Il y a bien une différence de structure, commente Sara-Anne de Saint-Hubert, mais pas entre les hommes et les femmes: entre le masculin et le féminin. Certains hommes au féminin très développé vont avoir une attitude proche de celle des femmes, et vice versa. La structure du masculin étant animée par une force centrifuge qui le pousse hors de son centre, il aura une plus grande propension que le féminin, animé par une force centripète, à vivre des amours doubles. Le féminin, quand il s’attache, se centre avec puissance sur la personne concernée, il est donc moins ouvert à une expérience parallèle.»

 

Le don d’aimer

 

Dans les romans ou les films, tel celui de Robert Guédiguian ou le «Jules et Jim» de François Truffaut, dans les années 60, ces histoires – nécessité romanesque oblige – se terminent par la mort de l’un ou de deux des protagonistes. Dans la réalité, certains réussissent à aimer deux personnes pendant des années sans qu’aucun tragique ne s’en mêle. Simplement, il arrive un moment où l’un des trois se lasse, où l’un des amours se termine pendant que l’autre perdure. Et Sara-Anne de Saint-Hubert de conclure: «Même si les gens affichent une réprobation, il ne faut pas culpabiliser quand son itinéraire de vie ne correspond pas avec l’idéal social. Mener deux histoires en parallèle révèle, avant tout, que vous possédez ce don primordial qui est d’aimer.»

 

article paru sur http://www.femina.ch/

 

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:45

L’Amour est composé de trois éléments distincts : Le sentiment amoureux de type passionnel ou romantique, La tendresse associée à l’attachement type filial et la génitalité affiliée à notre identité sexuelle. C’est pourquoi un certain flou règne quand on s’entend dire « je t’aime » dans la mesure où nous avons presque toujours au moins un de ses trois chevaux du tiercé sans toujours savoir lequel. Quand on dit « je t’aime », on a toujours en partie raison…


Dans cette mesure, en dehors de la période d’amour passionnel, il demeure tout à fait possible d'aimer 2 personnes d’aimer deux personnes à la fois. L’amour passionnel qui peut durer maximum 3 ans, interdit le « cumul des mandats » amoureux car les hormones sécrétées pendant cette période créent une véritable dépendance chimique envers l’être aimé. Cet état obsessionnel disparaît ensuite pour laisser la place à l’attachement et à la génitalité sur un mode plus paisible. Durant cette période, il devient tout à fait possible de collectionner plusieurs relations « amoureuses » d’intensités intermédiaires. Cette vision peut sembler immorale dans notre société monogame mais notons que notre culture est une rareté historique parmi les sociétés humaines qui ont auparavant démontré une certaine tendance aux amours pluriels.

 

article paru sur http://www.amoursexesante.com/

 

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 22:24

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Un nouveau site de rencontre entre polyamoureux vient de voir le jour sur la toile .

 

L'objectif à atteindre : 500 membres d'ici la fin de l'année.

 

Pour le moment il y a 70 inscrits alors ON VOUS ATTEND

(cliquez sur le logo pour arriver directement sur la page du site)

 

A bientôt

 

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 22:27

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Le rouge est la couleur de l'amour et de la passion.

 

La chaîne ouverte représente la solidarité entre les amoureux, et l'absence d'aliénation des uns envers les autres.

 

Le chaînon ouvert est également le signe de l'inclusion en mathématiques, par opposition à l'exclusivité des relations monogames.

 

Pour en acheter , c'est ici ==> link

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 08:55

Quand j’y réfléchis bien, je crois n’avoir jamais vraiment cru en la fidélité telle qu’on nous l’inculque dans notre culture. Dès mon adolescence, l’idée de devoir se limiter à un unique partenaire pendant des (dizaines d’) années me semblait assez peu réaliste, voir plutôt angoissante. A l’époque où je pensais encore suivre un chemin « normé » – rencontrer le grand amour, me marier, avoir des enfants, vivre heureux jusqu’à la fin de nos jours -, j’ai très vite pris position sur le fait que je ne voulais pas me marier à l’église et encore moins jurer fidélité devant un Dieu quelconque : par respect pour la(les) religion(s) et mes propres valeurs, je ne souhaitais pas ‘mentir’ sciemment devant l’autel en prononçant des mots qui n’ont pas de sens pour moi.

 

Je n’ai pourtant pas grandi dans un « contexte » qui me poussait à ce genre de réflexion. Mes parents sont mariés (et fidèles) depuis plus de 30 ans, je suis une romantique qui ne s’assume pas, j’ai toujours cru (moins aujourd’hui) au one true love. Je suis sincèrement persuadée que le modèle du couple monogame inculqué dans notre société est viable et qu’il existe des couples fidèles, je ne le crois juste pas envisageable pour moi.

 

Durant mes relations, j’ai été fidèle – au sens exclusive du terme. D’abord parce que malgré mon point de vue sur le sujet, je me conformais sans y penser à la norme qui veut qu’on se contente d’un seul partenaire à la fois ; mais aussi parce que je n’ai bien souvent pas ressenti le besoin d’aller voir ailleurs. Même dans des relations moins satisfaisantes sur le plan sexuel, j’ai toujours eu un attachement suffisamment fort à la personne pour ne pas avoir envie de passer à l’acte – soit parce que l’envie n’est jamais venue, soit parce que je n’y voyais pas d’intérêt, ou simplement parce que je respectais mon partenaire qui n’aurait pas accepté.

 

Je n’ai jamais été très jalouse – ou possessive. Très vite, une fois mes peurs mises de côté, j’ai réalisé que j’étais capable d’accepter l’idée que l’autre flirte, drague, date, voir plus, acceptant tout à fait l’idée que je ne puisse pas satisfaire mon partenaire à 100% et que cela ne menaçait pas nécessairement notre relation. Lors de moments compliqués, il m’est même arrivé d’inviter mon copain du moment à coucher avec quelqu’un d’autre – puisque je n’étais pas capable de répondre à ses besoins sexuels.

 

Ce n’est que récemment que je me suis intéressée de manière plus concrète au sujet des relations « ouvertes ». Si j’avais déjà eu des « plans cul » ou relations assez libres qui ne nous engageaient pas et n’appelaient donc pas à une exclusivité quelconque, je n’avais jamais approché la question sous l’angle d’une relation « sérieuse », sentimentale et durable. C’est peut être étrange de le dire mais ça a été une sorte de révélation lorsque j’ai découvert que oui, il y a d’autres personnes qui, comme moi, ne ressentent pas le besoin de maintenir l’exclusivité sexuelle dans une relation amoureuse, et qui croient que ce mode de fonctionnement est viable.

 

Ma prise de conscience a été liée à des rencontres et des discussions dans lesquelles je me suis souvent reconnue, j’ai aussi développé mes réflexions avec les idées d’Esther Perel, ou en lisant le blog d’Audren. Le sujet est de plus en plus abordé dans les médias, « on en parle ». Il y a aussi eu ces multiples discussions avec mes amis aux situations relationnelles diverses – infidèles, fréquentant quelqu’un en couple, amoureux de plusieurs personnes, ou autres -, me faisant réaliser que le modèle du couple monogame et exclusif que présente notre culture judéo-chrétienne n’a plus vraiment de sens lorsqu’on fouille un peu plus loin que les apparences. Enfin, j’ai eu l’occasion depuis quelques mois d’expérimenter ce mode relationnel – découvrant avec « l’abolition » de la jalousie intrinsèque aux relations exclusives une multitude de modes d’expressions, et un terrain extrêmement riche en terme d’échanges et de partage…

 

article de Sophie pour le site " La quête de la sainte culotte "

 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 08:34

Nous avons grandi avec l’idée que le couple était consubstantiel de l’exclusivité (amoureuse et sexuelle). On a même peine à imaginer que cela puisse être autrement. Malheureusement, ce paradigme archaïque déforme toute notre vision du couple en la rendant simpliste, manichéenne, immature.

 

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La rivalté comparative 

"La non-exclusivité, ce n’est pas pour moi, j’aurais tout le temps peur que mon mec trouve une nana plus belle que moi" m’écrivait récemment une amie. Comme si le fait d’être exclusif anesthésiait son homme contre les physiques attirants. Comme si l’exclusivité offrait la moindre garantie contre l’envie de partir avec "quelqu’un de mieux".

 

Alors qu’en réalité, cette crainte de la hiérarchisation (plus séduisant, plus musclé, plus jeune, plus intelligent…) résulte justement de l’axiome d’exclusivité : s’il faut n’en choisir qu’un, forcément je vais comparer. Même si ça n’a pas vraiment de sens, comme si on me demandait "tu préfères la plongée ou les profiteroles ?"

 

Mais si je ne suis pas obligé de faire un choix définitif, la comparaison restera qualitative. On peut alors apprécier en chacun et chacune l’ensemble de ses qualités et de ce qui nous attire, sans chercher à faire un classement, sans notion de hiérarchie. C’est ce que reconnaissent de nombreuses personnes non-exclusives (polyamoureuses ou infidèles) : leurs amours plurielles ne sont pas comparables — elles ne sont juste pas sur le même plan.

 

La rébellion passive 

L’exclusivité a un autre effet insidieux : celui de nous convaincre inconsciemment que la personne auprès de laquelle on vit est l’obstacle qui nous empêche de faire certaines rencontres, de vivre certaines expériences, de révéler certains désirs. Si j’ai très envie de faire de la plongée et que ma femme menace de me quitter si je m’inscris à un club, ça risque à force de saper mon envie de vivre avec elle.

 

Ainsi, exiger l’exclusivité sexuelle ou affective peut avoir l’effet inverse de celui escompté : au lieu d’offrir plus de sécurité, l’exclusivité en rabote un peu chaque jour si l’autre se rebelle contre le couple qu’il ressent comme un obstacle à ses aspirations.

 

Le doute sempiternel 

Un peu dans la même veine, l’exclusivité nous maintient en permanence dans le mythe de l’âme soeur, du prince charmant : puisque je dois n’en choisir qu’un, il faut que je sois vraiment sûr d’avoir choisi "le bon". Avec la lancinante question : "est-ce vraiment le bon ?". Au lieu de profiter de la satisfaction que je trouve à vivre de belles choses avec lui, je risque de me laisser ronger par le doute.

 

Le sabordage précipité 

Poser un ultimatum "c’est lui ou moi" durant la phase passionnelle d’une relation extra-conjugale est le meilleur moyen qu’au pied du mur ma femme choisisse "lui" : la passion a malheureusement quelques atouts décisifs. C’est pour ça que Françoise Simpère recommande de ne faire (et donc de n’exiger) aucun choix irréversible pendant la phase passionnelle.

 

(Certes, je suis convaincu que quand la séparation est inévitable, il vaut mieux la hâter que la retarder. Il s’agira de dialoguer très honnêtement pour savoir de quel type d’infidélité il s’agit : plutôt une aventure ou plutôt une pré-séparation (j’imagine que si l’autre a choisi d’aller voir ailleurs parce qu’il n’arrive pas à exprimer sa profonde insatisfaction dans le couple, le dialogue risque de tourner court, et on a la réponse). Mais c’est un autre article.)

 

L’insécurité maladive 

Imaginons un monde où les parents n’auraient le droit de garder qu’un seul enfant — qu’à chaque fois qu’il en naîtrait un, il faudrait qu’ils choisissent lequel de l’aîné ou du nouveau-né ils abandonnent. Pas difficile de se rendre compte que les gamins seraient anxieux dès qu’ils verraient leurs parents s’embrasser et complètement flippés à la perspective que leur mère tombe enceinte.

 

De la même manière, si je ne conçois le couple que comme quelque chose d’exclusif, je vais systématiquement me sentir menacé dès que ma femme flirte avec quelqu’un.

 

L’incitation au mensonge 

Imposer l’exclusivité stricte ne laisse pas vraiment de voie honorable de sortie pour celui ou celle qui aurait "fauté". Affirmer "si tu me trompes, je te quitterai" sans chercher à discuter et sans laisser aucun espoir de tolérance ou de circonstances atténuantes garantit que l’autre vous mentira s’il vous aime encore.

 

On ferait bien mieux de dire : "si tu me mens, je te quitterai bien plus sûrement que si tu m’en parles" (mais on ne le dit pas, parce que ça sous-entend qu’il pourrait y avoir une possibilité d’infidélité, perspective ô combien déstabilisante).

 

La jalousie irrationnelle 

Quand on ne pense les relations de couple que sous l’angle de l’exclusivité, il n’est pas rare que dans le prolongement, on conçoive l’amour et le sexe comme des jeux à somme nulle : ce que tu vis ailleurs comme plaisirs ou comme sentiments, tu me les retires à moi (ceci est d’autant plus exacerbé que tu ne me témoignes pas suffisamment d’amour ou de désir).

 

Pourtant, ni le sexe ni encore moins l’amour ne sont des jeux à somme nulle. Le désir sexuel, loin d’être soustractif a plutôt tendance à être multiplicatif ; et l’amour est essentiellement inépuisable.

 

Dans cette affaire, le seul jeu à somme nulle, c’est le partage du temps (qui peut justifier une jalousie parfaitement rationnelle). Mais il ne faut pas oublier qu’après le sommeil, c’est le boulot le plus gourmand — pas les amours.

 

Conclusion 

Concevoir inconsciemment la fidélité, l’amour et l’engagement comme synonymes d’exclusivité fragilise le couple plutôt que de le consolider.


article d' Audren Le Rioual pour le site : " Les fesses de la crémière - élucubrations éhontées sur l'infidélité, le couple libre, le polyamour "

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:57

Souvent confidentiel et assimilé à une sexualité débridée, le "polyamour" - mener plusieurs relations sentimentales simultanées- veut s'affirmer en Allemagne, notamment grâce à Christopher Gottwald, qui propose conseil et soutien pour vivre ces relations.


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"Je ne crois plus à la monogamie. Pour personne", assène d'emblée le jeune quadragénaire, acteur de formation, qui organise depuis trois ans conférences, ateliers ou même entretiens particuliers.

  

Il est aussi l'un des responsables d'une association, PolyAmore Netzwerk, qui compte 120 membres dans l'aire germanophone (Allemagne, Autriche, Suisse). 

 

"Nous ne sommes pas construits pour (la fidélité). Le mieux est de se dire +vivons à deux, tout en restant ouverts pour ce qui peut arriver+", explique-t-il.

 

 

A 19 ans, il a décidé qu'il ne voulait pas d'une relation monogame et pendant 10 ans il a cherché une partenaire partageant sa conception. 

 

Il l'a finalement trouvée, et vit depuis 13 ans une relation "ouverte" avec une femme. Il y a trois ans, il a décidé de se lancer dans son activité de conseil et d'information. 

 

Christopher Gottwald insiste sur la dimension affective du "polyamour". 

 

"Il s'agit bien d'amour. Ce n'est pas juste une sexualité libre où l'on peut coucher avec qui on veut". 

 

"Il s'agit d'assumer les sentiments ou le désir qu'on éprouve pour d'autres que son partenaire, tout en étant attentif à ce que cela provoque chez lui", explique Christopher. 

 

La jalousie n'est qu'une somme d'angoisses - "peur de la solitude, d'être abandonné, d'être comparé, la colère face à la liberté de l'autre..."- qu'il faut dépasser. 

 

Un chemin difficile, concède-t-il: "certains pensent que ce sera facile, mais dès que ça commence vraiment, ils sont submergés par les émotions et constatent que ce n'est pas pour eux". 

 

Pour y arriver, il prône une franchise totale et surtout pas le "fais ce que tu veux, je ne veux pas savoir". 

 

"A chacun de trouver le degré de détail qui lui convient, mais je recommande toujours de ne pas trop se ménager", continue-t-il. 

 

"Plus on s'ouvre, plus on se sent liés", justifie-t-il. 

 

Débutants, curieux ou personnes ayant déjà une expérience des relations à géométrie variable, il n'y a pas de profil type dans sa "clientèle". 

 

Hommes et femmes viennent en nombre à peu près égal, qu'ils soient hétérosexuels, homosexuels ou bi-sexuels, mais il est difficile de se faire une idée de l'ampleur du phénomène. "Ce n'est pas facile à définir comme relation et ceux qui la vivent ne se revendiquent pas forcément polyamoureux", reconnaît-il. 

 

Lors de ses conférences, les questions d'ordre pratiques - emploi du temps, qui dort où ? - sont aussi fréquentes que celles liées à la jalousie, relève-t-il également. 

 

Si chaque cas est différent, certains traits généraux se dégagent. "Les triangles amoureux sont vraiment compliqués, parce que c'est toujours assez inégal. A quatre, en revanche, c'est généralement plus simple", résume-t-il à titre d'exemple. 

 

Loin d'être une mode ou l'énième symptôme d'une civilisation gagnée par l'hédonisme et l'individualisme, le polyamour n'est que l'étape suivante logique d'une longue évolution des relations amoureuses, selon lui. 

 

"Il y a 300 ans, on ne parlait pas d'amour, (le mariage) était avant tout social, économique, pragmatique. Ensuite les gens ont revendiqué le droit de se marier par amour. Aujourd'hui on vit déjà dans des monogamies successives", qu'il juge hypocrites.

 

Chez certains, les relations polyamoureuses peuvent n'être qu'une étape avant de revenir à des relations conventionnelles. Certaines relations polyamoureuses, à l'inverse, durent très longtemps, assure-t-il.

 

Cependant, en dépit de l'intérêt croissant des médias pour les polyamoureux, affronter la société où la fidélité reste l'idéal est encore délicat. 

 

S'affirmer polyamoureux, "c'est comme un +coming out+, avec la peur, parfois justifiée, des répercussions", explique Christopher. 

 

"Plus on sera nombreux à l'assumer, plus le monde en acceptera l'existence et se dira que ce n'est pas grave", conseille-t-il. 

 

Lui a eu la chance que sa mère "très catholique" accepte son choix. "Elle ne vivrait pas comme ça, mais elle trouve ça passionnant et on en parle très souvent".


pour en savoir plus n'hésitez pas à aller sur son site : http://www.christopher-gottwald.de/

 

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 17:45

 

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La notion de polyamour définit au sens large tout type de relation impliquant différents partenaires amoureux, sans notion d’orientation sexuelle. Une relation polyamoureuse peut donc être essentiellement hétérosexuelle, homosexuelle, ou tout simplement ouverte à des partenaires de sexes différents. Personnellement, je n’envisage pas le polyamour comme une étiquette de plus venant emprisonner l’amour, mais comme l’abolition des frontières jusque là imposées sur le plan amoureux.

 

Voilà encore un sujet tabou qui fâche, puisqu’il ouvre toutes les voies possibles dans la manière de concrétiser nos sentiments amoureux. Le polyamour est l’ennemi juré de nos sociétés et courants religieux puisqu’il remet fondamentalement en question le schéma familial traditionnel. Ses détracteurs n’y verront que débauche et perversité. Pour ma part, j’y vois une base de réflexion intéressante face à l’échec évident du modèle traditionnel imposé de la relation exclusive figée pour la vie.

 

Il faut tout d’abord faire preuve de réalisme et reconnaître que rares sont celles et ceux qui n’ont pas vécu à un moment ou à un autre de leur existence une situation polyamoureuse, parfois de transition, parfois plus durable. Qui n’a pas été tiraillé au moins une fois par des sentiments troublants à l’égard d’une tierce personne alors qu’il vivait une relation de couple ? Qui n’a pas un jour fermé les yeux durant un rapport intime en s’imaginant impliqué dans une toute autre configuration amoureuse ?

 

Bien évidemment, l’hypocrisie ambiante veut que tout être bien pensant se rallie au concept officiel de l’amour exclusif, principal pilier de notre société. Mais derrière cette belle façade aseptisée, une majorité des partenaires franchissent le pas de la relation extraconjugale, alors qu’une grande part de la minorité restante ravale ses frustrations en rêvant de ce pas qu’elle ne s’autorise pas à franchir.

 

Je reste convaincu, comme je me plais à le rappeler fréquemment que l’amour dans son essence est fait pour se multiplier. Il n’est pas exclusif, mais inclusif. Plus on le partage, plus il s’intensifie et cette réalité ne concerne pas moins le sentiment amoureux. De multiples témoignages de personnes vivant des situations polyamoureuses le démontrent : La relation de couple est souvent redynamisée lorsque l’un des partenaires (ou parfois les deux) s’engage(nt) dans une relation parallèle. Voilà juste une réalité couramment observée à travers les témoignages que je recueille !

 

L’être humain s’accroche parfois au modèle de la relation exclusive dans la vaine tentative de trouver à travers l’autre tout ce qu’il est dans l’incapacité de se donner, dans l’illusion de pouvoir combler en lui ce sentiment d’incomplétude, dans ce désir d’appartenance pouvant virer à la possession… Ainsi naît une relation fusionnelle de dépendance. L’idée de perdre cette exclusivité devient alors insupportable car elle évoque la possibilité de se retrouver amputé de cette part de soi recherchée à travers l’autre. On comprend aisément que cette peur d’être coupé en deux puisse être terrorisante, puisque c’est de cela qu’il s’agit. L’exclusivité réciproque apparaît alors comme une garantie rassurante, une sécurité illusoire dans laquelle les partenaires se réfugient. Dans cette configuration amoureuse où 1 + 1 = 1, chaque être perd son identité propre pour ne plus exister qu’en tant que couple et la perspective d’une relation polyamoureuse apparaît bien évidemment comme profondément déstabilisante, puisque impossible à vivre dans cet état de fusion.

 

Mais lorsque l’être humain existe par lui-même, lorsqu’il réalise que son bonheur ne dépend que de lui et qu’il vit dans cette conscience de l’impermanence de la vie, alors il ne cherche plus à limiter ou à restreindre l’amour car il est entier. Il peut partager son bonheur et aimer pleinement une personne, mais peut également s’il le souhaite ouvrir son coeur à d’autres êtres auprès de qui il se sent en résonance, sans limitation ou restriction de forme.

 

Dans ce sens, le polyamour apparaît comme une évidence, toutefois bien difficile à partager dans un monde encore très figé dans ses schémas ancestraux. Ses principaux freins sont la jalousie et la possessivité. Concrètement, les situations polyamoureuses génèrent de multiples souffrances si elles ne sont pas clairement partagées entre personnes ouvertes à cette vision plurielle.

 

Le polyamour n’est pas nouveau, mais il a seulement le mérite de nommer une réalité taboue existant depuis toujours.

Publié le 17 janvier 2014 par André Baechler sur http://www.a-baechler.net

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:57

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Can you love more than one person at a time? So can we!

PolyMatchMaker.com (PMM) is about finding others who believe in ethical non-monogamy, open relationships, equality, freedom, choice, love, sexuality, sincerity, hope, trust, happiness, and especially Polyamory.


Welcome to PolyMatchMaker

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 19:23

...et participez à la lutte contre le Sida.

 

Hennes & Mauritz réaffirme son soutien au Sidaction.

Afin de mobiliser sa clientèle et de récolter un maximum de fonds, l’enseigne a lancé au cours de cette année une collection colorée et ethnique labellisée « Fashion Against Aids ».

Le géant Suédois récidive avec un nouvel événement : pour chaque bisou posté sur son site, H&M s’engage à verser 1$ destinés à financer des projets de prévention du VIH. Le geste demandé aux utilisateurs des nouvelles technologies est rapide et gratuit : il suffit de prendre une photo de baiser et de la poster via une plate-forme. 

 

Après la vague des Free Hugs, on espère désormais voir arriver une déferlante de Free Kiss !

On compte pour le moment plus de 1300 photos de baiser, à vous d’ajouter la votre sur le site dédié ! link

 

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Présentation

  • : lutinages et sensualités
  •  lutinages et sensualités
  • : le lutinage ou polyamour est un choix de vie qui légitime une relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires. Chaque amour est unique, sans hiérarchie ni rivalité entre eux. Envie d'en discuter? n'hésitez pas à laisser vos commentaires ou à m'écrire.
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